L'orthogénie (nom commun, féminin) est l'ensemble des méthodes médicales de planification et de régulation des naissances appliquées au niveau du couple. Elle est composée du préfixe grec ortho- (« idée de régularité ») et du suffixe -génie (« qui engendre »). Dans les centres d'orthogénie exercent des médecins, des sages-femmes et autres professionnels souvent motivés par une démarche militante. Il s’y pratique les interruptions volontaires de grossesses (I.V.G.), la contraception, le dépistage anonyme et gratuit des infections sexuellement transmissibles (I.S.T.), le suivi de grossesses et les consultations tout-venant de gynécologie. Contexte et pourquoi la pétition ? Le contexte et les problématiques actuels rencontrés par les sages-femmes. Dans le cadre de la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), l’article 86 de la loi du 21 juillet 2009, publié au Journal Officiel le 22 juillet dernier, a étendu de façon considérable les compétences de la sage-femme dans le domaine de l’orthogénie : - réalisations de consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, y compris les examens complémentaires si nécessaire, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique,
- prescription et insertion de contraceptifs intra-utérins (stérilets) ; les sages-femmes sont habilitées à prescrire les contraceptifs locaux et les contraceptifs hormonaux. La surveillance et le suivi biologique sont (pour l’instant) assurés par le médecin.
Notre Conseil de l’Ordre nous rappelle l’impérieuse nécessité de suivre des formations, lorsque cela s’avère utile, en vue de réaliser des actes ou des prescriptions entrant dans leurs nouvelles compétences. Cependant, deux amendements ont été rejetés dans l’année 2009 (février et juillet) : ils proposaient que les sages-femmes puissent réaliser les IVG médicamenteuses. Un « Collectif de Sages-femmes de Demain » s’est constitué en début 2009 et a réussi à faire échouer ces deux amendements. Ce collectif, très soutenu financièrement s’est permis d’envoyer un courrier à toutes les sages-femmes de France (environ 20 000) les invitant à rejoindre leur mouvement, envoi très coûteux. Le contexte et les problématiques actuels de l’IVG en France. Vous n’êtes pas sans savoir la démographie décroissante des gynécologues en France, et surtout celle des médecins réalisant des IVG. Pour assurer l’accès à l’IVG aux femmes en France, les sages-femmes doivent participer, si elle le désire (clause de conscience), à cet acte. Vous pouvez vous conférer au rapport de Bérengère Poletti, députée des Ardennes, rédigé en octobre 2009. Actualités | 12 personnes ont déjà donné leurs avis dont 9 sages-femmes. |